CORPS FRANC DU SIDOBRE
 

Libération de MAZAMET  

 

 

La foule de MAZAMET partage la joie des maquisards.



Récits d’après un Mazamétain (BOURGUIGNON) :

Le mardi 22 août 1944, une colonne allemande de plus de 300 hommes, venant de CARCASSONNE, se présente vers 12 heures à TIREVENT, avec l’intention de traverser MAZAMET.

LE CORPS FRANC DU SIDOBRE, arrivé en début d’après-midi, bloque rapidement les principales rues de la ville.Des coups de feu à l’arme automatique sont échangés et les murs de quelques maisons de la rue Barbey sont touchés par les éclats (encore à ce jour visibles). Les maquisards bien qu’inférieurs en nombre, manœuvrent habilement et tendent un piège à l’ennemi, en faisant déplacer dans les rues de la ville, un engin chenillé qui donne qui donne aux officiers allemands l’impression d’une résistance bien organisée. Après quelques palabres les soldats ennemis acceptent de se rendre.
 

C’est dans un rang parfait par trois que 385 officiers et hommes de troupe rendent dignement  leurs armes sur le stade de la Chevallière devant les maquisards du CORPS FRANC DU SIDOBRE alignés face à eux. Le Capitaine Allemand s'adresse à ses hommes et prononce ces paroles :

"Il nous est impossible d'aller plus loin, je crois faire mon devoir en vous gardant vivants pour la Patrie. L'Allemagne traverse en ce moment une phase pénible de la guerre, mais soyez tranquilles elle en viendra à bout. Avant de nous séparer, je vous demande de saluer une dernière fois celui sur qui repose le destin de l'Allemagne et qui saura la conduire à la Victoire. Par trois fois les Hommes répondent : HEILL HITLER".

 La population mazamétaine, très nombreuse sur les lieux, s’emparera dans la cohue de presque tous les fusils. Les prisonniers seront ensuite enfermés quelques jours dans les locaux du conditionnement. Un maquisard (Y.C ) sera chargé de ramener vers CASTRES une trentaine de vélos allemands.
 

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